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2ème Congrès de la Nature : « Valoriser la nature pour combattre le chômage des jeunes et la pauvreté »

« Valoriser la nature pour combattre le chômage des jeunes et la pauvreté »

Tel est le thème du 2ème Congrès de la Nature qui s’est tenu les 23 et 24 janvier 2008 à la salle de conférence du Conseil Burkina Faso des Chargeurs (CBC) à Ouagadougou. Plus de trois cent participants venus du Burkina, du Niger, du Ghana et des Pays Bas ont pris part à cette rencontre qui est un cadre de concertation et d’échanges d’expériences. NATURAMA a aussi exprimé toute sa gratitude à ses partenaires techniques et financiers et, en particulier BirdLife International et l’ONG VBN/Pays-Bas dont l’appui financier a permis la tenue du 2ème congrès. D’importantes personnalités étaient présentes à ce 2ème Congrès de la Nature organisé par NATURAMA, représentant de Birdlife International au Burkina parmi lesquelles : Monsieur Paulinus Ngeh, coordonnateur de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de Birdlife International et Monsieur Fred Wouters, Directeur de Birdlife Pays- Bas. Tout en saluant l’initiative de NATURAMA, le Directeur de Birdlife Pays- Bas, a fait remarqué que pendant l’hiver, les oiseaux migrent de la Hollande au Burkina Faso et de ce fait comptent sur les deux pays pour leur survie. Pour le Ministre de l’Environnement du Burkina Faso, dans un futur proche l’Environnement sera un facteur important dans la compétitivité internationale. Pour le Ministre chargé de Mission auprès de la Présidence, un des parrains du présent Congrès, « Et si nous semblons avoir perdu du terrain dans le domaine du commerce et de l’industrie, nos chances demeurent grandes dans celui de l’environnement. L’environnement, l’emploi des jeunes, la victoire sur la pauvreté, contribueront, nous en sommes convaincus, à l’édification d’une société de paix et de progrès… ».

Durant deux jours, les congressistes ont échangé sur les opportunités de création d’emplois dans la gestion des ressources naturelles, l’implication du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles, la décentralisation de la gestion des ressources naturelles, l’impact des changements climatiques sur les productions céréalières. Sur le plan de la création d’emplois, l’exploitation forestière procure aux populations de nombreux produits non ligneux. Une étude menée sur la filière karité en 1994 estimait à 4 millions, le nombre de femmes rurales qui collectent les noix de karité. Le sous secteur de la chasse revêt un intérêt social pour les populations locales riveraines des zones cynégétiques. La chasse est non seulement source de protéine animale mais surtout d’emploi rémunérateur à travers les activités commerciales (vente de viande, de fusils, de cartouches, guides de chasse, concessionnaires, etc.). Des perspectives d’emploi existent au Burkina Faso dans le domaine de l’agroforesterie, des aménagements paysagers pour peu que des innovations soient apportées en vue de susciter un intérêt pour ces activités émergentes. La surveillance des bosquets, des forêts classées et autres réserves naturelles sont des activités à forte potentialité d’emploi.

A propos de la décentralisation de la gestion des ressources naturelles, il faut noter que le Ministère de l’Environnement a élaboré avec l’appui de la FAO un plan de réformes institutionnelles et juridiques. Ce plan d’action a pour objectif de mobiliser et coordonner les ressources humaines, matérielles, techniques et financières nécessaires à la mise en œuvre effective du cadre de réforme institutionnelle et juridique pour la décentralisation dans le secteur forestier. Ce plan d’action se veut une plate-forme minimale pour la mise en œuvre effective d’une gestion durable et décentralisée des ressources naturelles. En ce qui concerne l’implication du secteur privé dans la gestion des ressources naturelles, en terme de métiers, il est cité la gestion des écosystèmes (aménagement, suivi écologique, recherche, surveillance anti braconnage, etc., l’exploitation durable des ressources (guide de chasse, de pêche ou de tourisme, agent de marketing,...), la production de ressources spécifiques (plantes, faune, bois, viande, poisson, fruits sauvages, etc.), la gestion des déchets, pollutions eu nuisances, les études (d’impact environnemental), et en aval la transformation et la commercialisation. Pour une efficacité dans la gestion du secteur forêt / faune, il y a la nécessité de développer un partenariat entre les organisations environnementales et le secteur privé.

Les auteurs de la communication « l’impact des changements climatiques sur les productions céréalières » ont lancé un appel sur la nécessite d’une application effective des mesures d’adaptation ou d’atténuation par tous les acteurs. On peut citer à tire d’exemples à encourager l’application des techniques d’économie de l’eau, la fertilisation organique (fosses fumières, compost, etc.) et la valorisation des espèces/races améliorées. Ils ont conclu en insistant sur le fait que l’atténuation des effets des changements climatiques dépend de la volonté de tous à adopter des comportements responsables qui tiennent compte de la sauvegarde de l’environnement. Les recommandations des congressistes à la fin des travaux sont relatives :
- Aux moyens à mettre en œuvre pour la pérennisation du Congrès ;
- A l’appui aux collectivités territoriales pour la conservation et la gestion de leurs sites écologiques
- l’instauration d’une journée annuelle d’éco-citoyenneté sur l’ensemble du territoire national (au Gouvernement). Leur motion de remerciement est allée à l’endroit du Ministère de l’Environnement et du Cadre de Vie et du Ministère de l’Emploi et de la Jeunesse ; le premier pour ses multiples initiatives en faveur de la gestion de l’environnement et le second pour ses initiatives de mobilisation, de formation et d’appui à l’émergence des opportunités d’emploi pour les jeunes.

Typhanie Sanchez, Fondation Naturama

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