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A la foire commerciale multisectorielle, le riz local s’est arraché comme du petit pain

« Nous avons amené 22 tonnes de riz etuvé à cette foire, il ne nous reste que qu’une trentaine de sac », nous lance fièrement la gérante du stand de l’union des groupements des étuveuses de riz de Bama au dernier jour de l’exposition.

En prélude aux fêtes de fin d’année, l’Office Nationale du commerce extérieur (ONAC) en partenariat avec l’association Delwendé et la coopération taiwanaise a initié à l’intention du secteur agricole et tertiaire une foire pour la promotion et la valorisation des produits locaux. Cette foire qui s’est tenu du 22 au 30 décembre 2008, à la place de la nation, a connu la présence de plusieurs associations de producteurs agricoles, des unités de transformation de produits agricoles et artisanaux et des structures d’accompagnement des acteurs de ces secteurs.

Aux dires de Justin Bayili, directeur général de l’ONAC : « cette exposition multisectorielle a pour objectif essentiel de donner aux producteurs nationaux l’occasion de promouvoir leur produits, de réaliser des chiffres et de nouer avec des partenaires des contacts fructueux. Elle se veut également l’ultime occasion pour la population de faire ses achats de fêtes de fin d’année à des prix étudiés et circonstanciels ».

JPEG On pouvait y trouver des tubercules, des oléagineuxs, des légumes, du poisson fumé, différentes sortes de jus faites à base de fruits locaux, des produits de la pharmacopée et des produits textiles etc. S’il y a un produit auquel les consommateurs ont porté un intérêt particulier durant cette exposition c’est bien le riz local. Nous avons amené 22 tonnes de riz étuvé à cette foire, il ne nous reste que qu’une trentaine de sac, nous lance fièrement la gérante du stand de l’union des groupements des étuveuses de riz de Bama (UGER-B) au dernier jour de l’exposition.

Cette union, qui regroupe plus de 400 femmes étuveuses, achète le paddy des producteurs locaux, l’étuvent et commercialisent. Selon elle environ 70 % de la production locale passe par elle avant d’atterrir sur les différents marchés. Le sac de 25 kg de riz paddy était vendu a 8500f CFA. « Je suis venu pour acheter du riz. Le prix n’est pas abordable, mais mon choix est motivé par la qualité de notre riz » témoigne une cliente.

Même constat au stand de SOCCOTROP, une unité de transformation et de commercialisation des céréales basé a Bobo-dioulasso. Tous le riz que nous avons apporté est fini. Nous avons lancé une nouvelle commande qui devrait arrivé ce soir de Bobo-Dioulasso afin de satisfaire le reste de la clientèle note le vendeur de stand. Nous faisons la promotion de la variété TS2. Les 25 kilogramme de ce riz blanc a été vendu à 9500 FCFA. Malgré le coût assez exorbitant, plusieurs managers ont fais ce choix. J’ai déjà consommé ce riz. C’est très bon nous avoue une cliente s’enquérant de l’arrivage en cours.

JPEG Selon Maimouna Ouédraogo, commerciale de l’association Songtaaba-yalgré, venus pour faire la promotion des produits à base de beurre de karité, la plupart des visiteurs viennent pour le riz. Nous n’avons pas pu faire de bonne affaire, néanmoins nous avons profit du monde drainé par le riz pour faire connaître nos produits note-t-elle

Une innovation à propos du riz, c’est son conditionnement en paquet de 1 kg à 5 kg en vue de susciter son insertion dans les grandes surfaces commerciale et l’exportation dans les pays limitrophes. On peut donc se permettre de dire, que le slogan consommons burkinabé n’est qu’une question de disponibilité .

Roukiattou Ouédraogo Faso-dev

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