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Amélioration de la productivité agricole : une étude décèle les impacts environnementaux et sociaux

Les ministères de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques (MAHRH) et de l’Environnement et du Cadre de vie (MECDV) ont organisé, le vendredi 6 février 2009 à Ouagadougou, un atelier de validation d’une étude d’impacts environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de la productivité et de la sécurité alimentaire (PAPSA).

Suite à la crise alimentaire survenue en 2007 et 2008, le gouvernement a sollicité l’appui de partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre d’un programme d’urgence afin d’accroître l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso.

C’est ainsi que la Banque mondiale a accompagné le gouvernement dans la préparation du Projet d’amélioration de la productivité et de la sécurité alimentaire (PAPSA). Selon le conseiller technique du MAHRH, Jean-Martin Kambiré, ce projet concerne toute l’étendue du territoire national. Cependant a-t-il ajouté, ses réalisations doivent s’adosser sur l’existant : les cultures, les terres à usage agricole, les habitations, les infrastructures socioéconomiques, les routes, les pâturages, les investissements divers. De plus, "les populations bénéficiaires pourraient être contraintes au déplacement et à une réinstallation sur d’autres endroits".

D’où l’élaboration d’un plan de recasement des personnes qui viendraient à être affectées et un plan de compensation pour les biens qui seraient touchées. En outre, le code de l’environnement dispose que les activités susceptibles d’avoir des incidences significatives sur l’environnement sont soumises à l’avis préalable du ministère en charge de ce domaine.

Le secrétaire général du MECDV, Alain Edouard Traoré a justifié l’opportunité de l’étude d’impact environnemental. Cette étude consiste à vérifier si dans la réalisation du projet, le promoteur a fait une exacte application des connaissances scientifiques au regard des directives et des normes de référence applicables pour le type de projet considéré. Cette étude vise également à savoir si "les mesures proposées pour prévenir et/ou corriger les effets néfastes prévisibles du projet sur l’environnement sont suffisantes et appropriées".

Alain Edouard Traoré et Jean-Martin Kambiré ont souligné l’espoir que constitue le PAPSA dont le but principal est d’accroître les productions vivrières et faciliter l’accès aux produits vivriers aux populations rurales. Il s’agit d’abord, d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité des produits alimentaires de base aux populations rurales, ceci par le biais de l’adoption des technologies améliorées de production agro-sylvo-pastorale et de post-récolte. Ensuite, développer et renforcer le cadre d’intervention et les capacités institutionnelles pour s’assurer que les actions entreprises en matière de sécurité alimentaire soient durables.

Bachirou NANA

source http://www.sidwaya.bf/eco-dev_1.htm

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