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Côte d’Ivoire : Le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire chez Blaise Compaoré

Mercredi 23 janvier 2008, le président du Faso, Blaise Compaoré a reçu le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire, Choï Young Jin pour, selon ce dernier, "parler de l’avenir de la Côte d’Ivoire". L’avenir de la Côte d’Ivoire était donc en débat entre les deux personnalités, et, dans cette optique, le diplomate onusien a déclaré avoir rendu compte à Blaise Compaoré de sa mission de la semaine dernière à New-York où il est allé présenter le 15e rapport sur la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité. Un rapport qui souligne que la situation en matière de sécurité "a continué de s’améliorer", grâce "essentiellement au climat politique favorable engendré par l’Accord de Ouagadougou". C’est ainsi que "d’importants événements visant à restaurer la confiance" ont pu avoir lieu. Il s’agit entre autres, de la visite du Premier ministre, Guillaume Soro dans le bastion présidentiel, de Gagnoa le 20 octobre 2007, et celle du président Laurent Gbagbo, dans le Nord du pays du 28 au 30 novembre. "Des facteurs d’instabilité structurels", tels le manque de progrès significatifs en vue de l’unification des forces de défense et de sécurité et du démantèlement et du désarmement des milices dans l’Ouest, constituent "toujours une menace potentielle pour l’avenir du processus de paix". Quant au climat politique d’ensemble, il a évolué "favorablement" car, "toutes les parties continuent à appuyer l’application de l’Accord de Ouagadougou et à rechercher des approches consensuelles pour relever les nouveaux défis qui se présentent". Le rôle du facilitateur est donc "crucial" pour la consolidation des "avancées significatives sur les questions-clés", et pour le "déblocage" de certaines situations. Le facilitateur a tenu à préciser cependant que "ce sont les Ivoiriens qui mènent les actes principaux". Le président Compaoré, lui, joue le rôle de "facilitateur" et, les Nations unies sont disposées "pour soutenir et accompagner le processus notamment sur le plan financier". La réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) qui se tient en principe aujourd’hui devrait permettre de lever tous les goulots d’étranglement politiques et sécuritaires et faire de l’échéance de juin 2008, date prévue pour les élections générales, une réalité de plus en plus palpable.
Boubakar SY Sidwaya

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