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Economie du Burkina

ASPECTS ECONOMIQUES

Les grands chiffres

2006 Population : 13,7 millions habitants PIB : 6,3 milliards de dollars US PIB/habitant : 460 dollars US PNB : 6,2 milliards dollars US Taux annuel de croissance du PNB : 5,6% Taux de croissance économique : 2,7%

L’agriculture

Traditionnellement l’agriculture constitue l’essentielle de l’activité économique du Burkina Faso. Pratiquée par ¾ de la population, elle est principalement pluviale et de type extensive. Les exploitations concernent seulement 40% des terres cultivables soit environ 4 millions hectares. Les terres irrigables sont estimées à 235 500 dont seulement 32 000 effectivement irriguées. Plusieurs surfaces aménagées dont la vallée du Sourou, Bagré, Karfiguéla, Kou, Banzon… sont exploitées. Couplées à l’élevage et à la pêche, l’agriculture représente 40% du PIB. La production céréalière est évaluée à 3 680 000 tonnes pour la campagne agricole 2006-2007, soit un excédent de plus de 600 000 tonnes. Les principales cultures céréalières ou vivrières sont le sorgho, le mil, le maïs, le manioc et le riz. Les cultures de rente ou d’exportation se composent du coton, canne à sucre, sésame, amende de karité, noix de cajou, la gomme arabique… La production de coton, principale culture de rente, est de 800 000 tonnes pour la même période. Le coton constitue 60% des recettes d’exportation, participe pour 25% au PIB et fait vivre environ 2 millions de Burkinabé. A cette liste s’ajoutent les fruits et légumes produits un peu partout dans le pays. Il s’agit principalement du haricot vert, des mangues et de la tomate exportés en partie vers les pays de la sous région et même en Europe. C’est le cas des mangues et du haricot vert. Des efforts sont faits pour encourager le développement de l’agrobusiness avec l’adoption de la loi sur la Reforme Agraire Foncière (RAF) qui facilite et codifie l’accès aux superficies exploitables et sécurisent les investissements dans ce domaine.

L’élevage

Essentiellement extensif, l’élevage constitue le deuxième secteur important de l’économie après le coton. Il participe pour 12% au PIB et 19% aux exportations du pays. Il est pratiqué par l’ensemble de la population rurale, mais la région du nord reste celle de prédilection. En 2003, le cheptel était respectivement de 7,3 millions de bovins, de plus de 16 millions pour ovins et les caprins et les volailles plus de 30 millions. Le bétail est exporté vivant vers les pays de la sous région notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria… Il existe de nombreux marchés à bétail dans le pays dont les principaux sont Dori, Djibo, Pouytenga. Des centres d’abatage à des capacités différentes sont implantés dans toutes les provinces dont les principaux sont ceux de Bobo Dioulasso, Ouagadougou. Celui de Ouagadougou est le plus important du pays et dispose d’une chambre froide. En plus de la viande et de troupeaux vivants, le lait est produit par des unités essentiellement artisanales. La peau qui constitue le principal sous produit de l’élevage est exportée vers l’Europe et une partie est transportée sur place par l’artisanat national.

L’artisanat

Ce secteur contribue pour 20% au PIB et est en plein essor en ville où il occupe environ 30% des actifs non agriculteurs. Ces acteurs sont essentiellement des femmes. Les grandes manifestations qu’organise le Burkina dont le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou constituent des opportunités de rencontre, d’échange des principaux acteurs de ce secteur mais aussi de promotion de la production. Les activités artisanales sont diverses mais le volet utilitaire est très dominant. Il s’agit entre autre de la vannerie, la maroquinerie, la broderie, le tissage, la teinture, la sculpture sur bois ou en bronze, la peinture et la bijouterie. La vitalité de ce secteur a permis la construction d’un centre d’activités dénommé le Village artisanal qui permet de conquérir des marchés sous régional et régional et même européen. Les cultures de rente Le coton est la principale culture de rente. Les principales zones de production sont situées dans la région de l’ouest dont Boromo, Dédougou, Houndé, Bobo Dioulasso, Banfora. Le Coton représente 60% des recettes d’exportation du pays et contribue au 25% au PIB. Il fait vivre plus de 2 millions de Burkinabé soit environ 20% de la population. Il est transformé en partie sur place par des sociétés cotonnières telles que Faso coton, Sofitex… En plus du coton, la canne à sucre exploitée dans l’ouest du pays est transformée sur place par la Société Sucrière de la Comoé (SOSUCO). La production était de 420000 tonnes en 2004. Les oléagineux constituent une importante partie des produits de rente au Burkina Faso. Il s’agit principalement de l’arachide, du sésame et de la noix de Karité. Pour l’arachide, la production est fluctuante mais est en moyenne d’environ 2000 tonnes par an. L’huile extraite est destinée à la consommation et les tourteaux utilisés comme aliment de bétail. Le sésame est exploité dans les régions du Centre-nord, du Centre-ouest et de la Comoé. Sa production était estimée à 29 000 tonnes en 2004. Quant à la noix de Karité, le Burkina Faso est le troisième producteur mondial et deuxième producteur africain dernière le Nigéria. L’amende de karité du Burkina est très appréciée pour sa qualité. En plus de l’exportation des amendes, le beurre est transformé sur place en produit cosmétique et une partie est exportée vers l’Europe où le beurre est utilisé dans la fabrication du chocolat. La production était d’environ 70 000 tonnes en 2004.

Le Burkina produit également du soja, de la noix de cajou et de la gomme arabique, mais dans une moindre mesure.

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