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Education

L’alphabétisation et l’enseignement non formel.

Le Burkina Faso présente une forte proportion de la population n’ayant pas accédé à l’enseignement formel. Un effort est fait avec le système d’enseignement en langue local pour alphabétiser la population adulte. Actuellement, les dispositifs sont en place et toute personne voulant apprendre à lire et à écrire en ville comme en zone rurale dispose d’infrastructures habilité à l’accueillir.

L’enseignement primaire

Le taux d’alphabétisation de la tranche de la population âgée de plus de 15 ans est de 24%. Le taux de scolarisation au primaire est estimé à 57% en 2005. Mais des disparités existent entre les genres, les régions, les provinces et entre villes et campagnes. L’Est et le Nord-Est sont les régions ou le taux de scolarisation est le plus bas (à peine 25%) et l’écart entre les deux genres est d’environ 20%. Le secteur de l’enseignement primaire constitue une des priorités de l’État burkinabé. Le Plan Décennal de l’Éducation de Base (PEDEB) dont la mise en œuvre a débuté en 2000, vise à élargir l’accès et à améliorer la qualité de l’enseignement. Ainsi l’objectif principal est d’augmenter le taux d’alphabétisation et de scolarisation à respectivement 40% et 70% en 2010.

L’enseignement secondaire

Au Burkina Faso, le taux brut de scolarisation au niveau secondaire était estimé à 14% en 2005. A ce niveau les disparités sont très importantes entre les villes et les campagnes. 50,7% des établissements d’enseignement secondaire sont implantés en ville et seulement 6,1 en milieu rural. L’État assure l’essentiel de l’enseignement général avec un taux de 57%. L’enseignement technique au secondaire qui concerne à peine 10% des élèves est très développé dans les principales villes du pays, tandis que l’enseignement général prédomine dans les campagnes. L’État a entrepris un vaste programme de construction de collèges d’enseignement général dans chaque département du pays et au moins un lycée dans chaque province. Ce programme est mis en œuvre dans le cadre du projet Éducation Poste Primaire.

L’enseignement supérieur

On dénombre trois universités publiques au Burkina Faso : les Universités de Ouagadougou, de Bobo Dioulasso et de Koudougou. Afin de désengorger l’Université de Ouagadougou, l’ouverture d’autres universités est prévue dans les villes de Ouagadougou, Fada Ngourma et Ouahigouya. L’unique université privée est de type confessionnel. Il s’agit de l’Université catholique St Thomas d’Aquin de Ouagadougou. En plus de ces universités, plusieurs écoles supérieures offrant des formations dans les secteurs tertiaire et industriel existent dans les villes de Ouagadougou, Bobo Dioulasso et de Ouahigouya principalement. La majorité de ces écoles supérieures appartiennent au privé. Le taux de scolarisation au niveau supérieur est de 2,4% selon les derniers chiffres de la Banque Mondiale.

Technique

L’enseignement technique est très peu développé au Burkina Faso. Le privé est le principal acteur de ce sous secteur de l’éducation. Mais les établissements d’enseignement technique sont essentiellement implantés dans les centres urbains tels que Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou…

Le pays ne dispose que de 4 lycées d’enseignement technique implantés dans les villes de Bobo Dioulasso, Ouagadougou, Fada N’gourma et Ouahigouya. Le lycée technique de Ouagadougou est le seul établissement technique public qui prépare les élèves aux baccalauréats technologiques. La plupart des établissements publics préparent les élèves au Brevet d’Étude Professionnel dans les filières commerciales ou tertiaires.

Au niveau de l’enseignement supérieur technique, l’université polytechnique de Bobo est la seule université publique qui forme des ingénieurs dans différentes filières technologiques à travers l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). Mais plusieurs écoles supérieures de technologie existent dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. Il s’agit entre autres de l’Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion (ISIG), de l’Ecole Supérieure des Technologies Appliquées (ESTA), l’Institut Africain de Management(IAPM)….

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