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Industrie de filature : Alok s’implante à Bobo

Un atout, et pas des moindres, pour la valorisation et la transformation de la production cotonnière du Burkina. Dès la fin de la prochaine campagne 2010- 2011, la nouvelle usine de filature dénommée Alok Industrie ouvrira ses portes dans la périphérie nord de la ville de Bobo. Avec une capacité annuelle de 12 000 tonnes de fibre, Alok Industrie arrive comme une réponse aux nombreuses difficultés liées aux fréquentes fluctuations du marché international du coton.

L e développement économique d’un pays passe nécessairement par ses capacités à transformer ses matières premières locales. Ce qui est encore loin d’être le cas pour le Burkina, aujourd’hui considéré comme le leader de la production cotonnière en Afrique.

Mais le faible nombre, voire l’inexistence des industries de transformation en la matière, fait de notre pays l’un des plus grands exportateurs de coton, avec environ 98% de sa production destinée au marché mondial. C’est en raison de ce constat que l’accroissement de la chaîne de valeur ajoutée locale du coton a toujours constitué une préoccupation du gouvernement.

Longtemps considéré comme filière prioritaire de la stratégie de développement industriel, le coton burkinabè va connaître dans les mois à venir une sorte de révolution, grâce à l’implantation de la toute nouvelle unité de filature. Alok Industrie, c’est son nom, se propose d’assurer la transformation de 12 000 tonnes de fibre par an, avec l’ambition de couvrir à terme toute la chaîne de valeur du coton, c’est-à-dire du fil à la confection et à la commercialisation d’articles textiles.

20 milliards de francs CFA seront investis pour la mise en service de cette nouvelle industrie dont la pose de la première pierre est intervenue le lundi 11 octobre 2010, immédiatement après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement burkinabè, représenté par le ministre du Commerce, de la promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat, Léonce Koné, et le P-DG du groupe Alok Industrie, Dilip Jiwrajka.

Une nouvelle aventure commence alors pour ce puissant groupe industriel basé en Inde et qui occupe le troisième rang mondial dans le domaine de la filature. « Nous avons réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 950 milliards de francs CFA et nous exportons vers plus de 60 pays. Nous avons des clients importants comme Levis, Marks and Spacer, GAP, C and A et Victoria Secret.

Nous employons 30 000 personnes dans le monde et, pour la campagne à venir, nous espérons transformer 210 000 tonnes de coton fibre ce qui représente à peu près les 2/3 de la production entière du Burkina », a déclaré le P-DG d’Alok Industrie. Dilip Jiwrajka, qui précise par ailleurs que les équipements techniques destinés à cette unité de filature de Bobo Dioulasso sont les premiers en Afrique de l’Ouest, avec une capacité de départ de 65 000 bobines.

En attendant l’arrivée prochaine des ingénieurs et techniciens indiens pour l’installation des machines et pour la formation des futurs agents, Alok Industrie contribuera, sans nul doute, à résorber le chômage avec la création de 500 emplois directs et de milliers d’emplois indirects. Le ministre Léonce Koné a donné rendez-vous en novembre prochain pour l’inauguration de la nouvelle usine de filature. Lui qui fonde un réel espoir sur ce partenariat naissant entre Alok Industrie et le Burkina Faso.

JAK

L’Observateur Paalga

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