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Journée nationale du paysan : Le gouvernement répond aux préoccupations des producteurs

Vu l’intérêt de l’entretien direct entre Blaise Compaoré, président du Faso et les délégués du monde rural sur leurs préoccupations, nous vous proposons quelques points saillants ...

Pourquoi l’Etat ne peut-il pas intervenir pour fixer les prix des céréales comme cela se passe ailleurs ?

L’augmentation des prix des céréales sur le marché est le fait que la demande est supérieure à l’offre. Tant qu’il sera ainsi, les prix vont continuer à grimper. Fixer un prix n’est pas la meilleure solution. Tout ce que nous pouvons faire est d’accroître notre production. Toutefois, il faudrait accepter que les paysans eux-mêmes ont besoin que les prix grimpent afin de tirer le maximum de profit de leurs efforts. Il y a 20 ans cela n’était pas possible. L’agriculture ne nourrissait pas son homme. Nous devons donc comprendre qu’aujourd’hui le paysan aussi doit vendre ses produits pour acheter du carburant, soigner et nourrir sa famille, instruire ses enfants...

La loi foncière en cours d’élaboration contient-elle des dispositions pour faciliter l’accès des femmes à la terre ?

La question de la femme et l’accès à la terre des femmes est une question d’intérêt pour l’Etat. Sur ce point, les femmes peuvent se rassurer, leurs aspirations légitimes et leurs droits ont été pris en compte dans le projet de loi sur la sécurisation foncière.

A quand une retenue d’eau par commune ?

Dans le cadre de l’hydraulique agricole, nous envisageons de faire un programme de construction de barrages et de retenue d’eau. Il s’agira d’identifier les zones qui ont le plus besoin et au fur et à mesure, de pouvoir couvrir toutes les communes.

Pourquoi les travaux du barrage de Samandéni tardent-ils à démarrer ?

C’est une question de coordination des bailleurs de fonds. Le processus est long. Les questions financières sont souvent difficiles. Les financiers ont des procédures qui échappent parfois à notre compréhension. Pour le barrage de Samandéni, il y a neuf bailleurs de fonds dont l’Etat burkinabè. Mais le bout du tunnel n’est pas loin. Nous avons déjà indemnisé les victimes. A partir de cette saison, les travaux du barrage vont effectivement commencer. C’est un engagement et nous veillons à le respecter.

Pourquoi la livraison des tracteurs par le FEER traîne-t-elle toujours alors que les producteurs ont versé leur acompte depuis août ?

Jusqu’à présent, le FEER, sur plus de 700 tracteurs, a vendu seulement 250. Avec l’UNPCB, nous avons pu placer des tracteurs, au niveau des producteurs cotonniers. Une trentaine de tracteurs a déjà été livrée sur le terrain. Il reste toujours un peu plus d’une centaine. Simplement parce que le FEER qui a reçu mandat de conduire cette opération, connaît quelques difficultés. Nous allons travailler au niveau du gouvernement pour que le FEER ait la capacité de suivre les producteurs sur le terrain. En effet, pour chaque tracteur livré, l’Etat devrait prendre en charge les huiles, la batterie, etc. Malheureusement, cela est encore à la charge du FEER. Mais rapidement avec le ministre des Finances, nous allons débloquer cette situation, afin que d’ici la campagne prochaine, tous les producteurs soient satisfaits.

Quelle place le gouvernement accorde au Jatropha par rapport aux cultures vivrières ?

Le Premier ministre a instruit le gouvernement de mettre en place une politique dans ce sens. Depuis quelques temps, à la faveur de la hausse du prix du pétrole, les biocarburants ont pris de l’importance. Dans notre pays, sous l’instigation du gouvernement, beaucoup de producteurs ont adhéré à cette culture. Il y a également de la valeur ajoutée en ce sens que la mélasse peut servir comme composte. Ce qui est une très bonne chose. De plus, cette plante est indiquée pour couvrir les zones particulièrement dégradées. Ce qui est également important dans la mesure où elle permettra de récupérer les terres dégradées. Par contre, ce que nous avons comme inquiétude, c’est de voir de grandes étendues occupées par le Jatropha en monoculture. Malheureusement, les semences proviennent de partout (Inde, Ghana, etc.) et ne sont pas certifiées. En cas d’attaque, nous allons avoir des difficultés au plan environnemental.

F.S.O et S.N.C

source : www.sidwaya.bf

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