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Le Projet Capitalisation de la FAO en réflexion à Ouagadougou sur le Warrantage

mardi 14 décembre 2010

Les 23, 24 et 25 Novembre 2010 a eu lieu au centre Antoine NANGA de Ouagadougou au Burkina Faso, un atelier régional sur le Warrantage au Burkina et au Niger, organisé par le projet régional de la FAO intitulé « Capitalisation des bonnes pratiques en appui à la production agricole et à la sécurité alimentaire » (www.capitalisation-bp.net).

Cet atelier a vu la participation d’une quarantaine de personnes venant du Mali, du Niger, et bien entendu de Burkina Faso ; représentants et représentantes d’organisations paysannes (OP), d’institutions de micro finance (IMF), d’organisations non gouvernementales (ONG), service financiers décentralisé(SFD), structures d’appui (projet-programme) et des services technique de l’Etat Burkinabè.


Une vue des participant-e-s

Nous rappelons que le Warrantage est un système qui permet aux paysans et aux paysannes de stocker une partie de leurs productions dans un magasin et d’obtenir un prêt en contrepartie : c’est le « crédit stockage ». Ils et elles utilisent généralement ce crédit pour mener des activités génératrices de revenues avant de rembourser quelques mois plus tard (6 à 8 mois) pour récupérer le stock mis en garantie. Ce système aide bon nombre de paysans et de paysannes à sortir de la misère «  le warrantage a permis à nos membres de ne pas brader leurs récoltes, de ne pas dépendre des usuriers, de sécuriser leurs récoltes pour les reprendre pendant les périodes avantageuses et aussi d’augmenter leurs récoltes  » nous confia Mme Félicité YAMEOGO Directrice de la Coopération Prestation de Service Agricole Coobsa (COPSAC) qui pratique le warrantage depuis quelques années.


Mme Félicité KABORE

Cependant comme tout système, celui ci a des contraintes qui freinent sa bonne marche, c’est donc dans le désir de rendre ce système plus favorable pour toutes/tous que s’est tenu cet atelier. L’objectif poursuivi était de «  travailler sur les stratégies à adopter pour que le warrantage n’échappe pas au plus pauvres, aux plus démuni-e-s, aux producteurs/productrices qui n’ont pas beaucoup de productions et bradent leurs récoltes alors que les plus riches pourraient acheter les sacs des plus pauvres et les mettre en warrantage  » nous a expliqué Mr. Daniel MARCHAL Coordonnateur du projet Capitalisation.


Mr. Daniel MARCHAL

Les échanges ont porté leurs fruits et plusieurs suggestions ont été faites telles que : intégrer dans les formations sur le warrantage les plus démuni-e-s (femmes, jeunes, personnes physiquement inaptes) ; diversifier les spéculations à Warranter (l’arachide, l’oignon, le Niébé etc.) ; sensibiliser des décideurs coutumiers car le problème de faibles productions est également dû à un faible accès à la terre. Il faudrait aussi innover en généralisant le règlement intérieur, et les assurances pour les produits stockés.


Les participant-e-s en plein échange

Globalement, cet atelier a été un cadre de partage bénéfique pour tous/toutes les participant-e-s qui retournent armé-e-s de nouvelles forces pour renforcer le warrantage dans leurs communautés ou organisations.

Plus d’information et de la documentation sur le site web du projet Capitalisation www.capitalisation-bp.net, ainsi que compte rendu complet de l’atelier dans la rubrique Réseau Warrantage – Atelier Ouagadougou

Pascaline Wendemi ILBOUDO Yam Pukri

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