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Mécanisation de l’agriculture au Burkina Faso :Acquérir des tracteurs agricoles à des conditions "souples"
Le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques (MAHRH), Laurent Sédégo a visité, lundi 30 juin 2008, le Parc des équipements du Team 9 à Ouagadougou. Il a, à l’occasion, abordé les nouvelles conditions de vente des tracteurs.
Face aux besoins exprimés pour la campagne agricole 2008-2009 et au regard des expériences antérieures, le ministère burkinabè en charge de l’Agriculture a revu sa copie en matière de vente de matériel agricole. C’est du reste, ce qui est ressorti de sa visite, lundi 30 juin 2008, au Parc des équipements du Team 9, à Ouagadougou.
Ainsi, il ressort qu’un stock de sept cents (700) tracteurs est disponible à des prix unitaires souples. En effet, selon le genre de tracteur, le prix varie entre cinq millions six cent mille (5 600 000) F CFA et neuf millions cent soixante mille (9 160 000) F CFA. Par exemple, le tracteur 40 CV, équipé, livré avec une charrue, un pulvériseur est vendu à 5,6 millions de F CFA, le tracteur 50 CV, équipé (avec charrue, pulvériseur et une remorque) est vendu à 7,61 millions de F CFA. Quant au tracteur 60 CV équipé d’une charrue, un pulvériseur, une remorque et un sous-soleuse, il est livré à 9,160 millions de F CFA. Au total, il y a trois (3) désignations de tracteurs (40 CV, 50 CV, 60 CV) et au moins huit (8) variantes, toutes livrées avec des équipements.
Conditions d’acquisition
Chaque demandeur peut acquérir le tracteur à crédit. Les apports initiaux varient en fonction de la catégorie du demandeur. Les principales catégories sont : les salariés du public et du privé, les producteurs individuels, les organisations faîtières, les sociétés cotonnières, les coopératives rizicoles, les entreprises de prestations agricoles. A ceux-là, il faut ajouter les jeunes diplômés encadrés par le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi, (MJE), les autorités de mise en valeur des plaines et les ONG. La durée du crédit pour chaque catégorie est de cinq (5) ans.
Concernant les apports initiaux, seuls les producteurs individuels et les jeunes diplômés encadrés par le MJE versent 20% du montant du tracteur. Les autres catégories doivent verser 3% pour toutes les catégories. Les salariés du public et du privé devront faire la preuve par tout document de la possession d’un exploitation agrosylvopastorale. Ils doivent également s’engager sur un échéancier de remboursement basé à titre principal, sur le salaire. Quant aux producteurs individuels, ils doivent s’engager sur un échéancier de remboursement basé sur les revenus tirés de l’exploitation. Une garantie matérielle (PUH, titre foncier ou autres), une caution solidaire leur sont demandées.
A propos des organisations faîtières de producteurs, des sociétés cotonnières et des coopératives rizicoles, elles doivent fournir un récépissé de reconnaissance, un aval institutionnel ou une garantie matérielle.
Pour les jeunes diplômés encadrés par le MJE, l’aval du fonds de parrainage leur est exigé. En outre, à chaque demandeur, il est recommandé un nantissement (un gage) du matériel. Le ministre Laurent Sédégo et ses collaborateurs ont été rassurants quant à la bonne qualité des tracteurs. Selon M. Sédégo, un service après vente est mis en place. "Tout acheteur devra envoyer un tracteuriste que nous formerons pendant deux (2) semaines aux techniques de labeur, de vidange, de filtrage et d’entretien du matériel", a-t-il précisé.
Le Projet de développement de la mécanisation agricole et de soutien au secteur hydraulique (Team 9) est le fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la République de l’Inde.
Alban KINI Source :http://www.investir-bf.info/
