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Nouvelle usine de transformation de maïs : Une réponse à la valorisation des céréales locales

La société de Meunerie et d’emballage de légumes secs (MELS), vient de mettre à la disposition du consommateur burkinabè, une unité de transformation du maïs. L’inauguration de l’infrastructure est intervenue le 13 août 2009 à Ouagadougou.

La zone industrielle de Kossodo vient de s’enrichir d’une nouvelle entité : une unité de transformation de maïs. L’inauguration de cette usine de transformation agroalimentaire a eu lieu le 13 août 2009, en présence des secrétaires généraux des ministères en charge du Commerce, de la Culture et du Tourisme, et de nombreux invités. Portée sur les fonts baptismaux par la société de Meunerie et d’emballage de légumes secs (MELS), l’unité industrielle s’emploie à la transformation du maïs.

D’un coût d’investissement estimé à 234 millions de F CFA (sur fonds propres et au moyen d’un concours bancaire auprès de la Banque régionale de solidarité), l’usine a une capacité de production de 30 tonnes en 24 heures, soit 9 000 tonnes de maïs dans l’année. L’outil de production comprend trois sections : le nettoyage pour débarrasser le maïs de toutes les impuretés, la dégermination pour enlever le germe et l’enveloppe du maïs, la mouture pour la transformation du maïs en farine, en fonction de la granulométrie souhaitée. Les produits sortent en continue, limitant "leur manipulation et les risques de contamination par des éléments nocifs". Et la gamme de produits élaborés se compose de farine sèche de maïs de longue conservation, de semoules de tailles diverses (fines, moyennes, grandes...), de brisure de maïs pour les brasseries.

Cette gamme devrait permettre de satisfaire toute la clientèle potentielle, depuis les ménages, en passant par les entreprises de deuxième transformation (brasseries) et les partenaires institutionnelles telles que les ONG, les écoles, les associations, etc. A titre d’exemple, les ménages pourront se procurer le sac de farine de maïs de 15 kg à 5 000 F CFA et celui de 25 kg à 8 000 F CFA. Pour le directeur général de la société MELS et promoteur de l’unité de transformation, Hamidou Ouédraogo, l’idée de se tourner vers les produits plus rapides à préparer (riz, pâtes alimentaires, couscous de blé...) entraîne une perte de devises pour le Burkina Faso. Alors que le maïs, 3e céréale produite après le sorgho et le mil, est consommé aussi bien en milieu rural que urbain.

Et selon le patron de l’usine, dans un contexte d’évolution des modes de consommation alimentaire, la conquête de parts de marché pour les céréales locales passe par leur transformation. "C’est en cela qu’il convient d’appréhender la démarche d’installation de MELS, au triple objectif : offrir un débouché aux producteurs pour améliorer leurs revenus, contribuer à la valorisation des ressources locales du Burkina et à la limitation des importations de produits agricoles, offrir à la clientèle des produits locaux de bonne qualité et compétitifs", a expliqué le promoteur Hamidou Ouédraogo.

Pour la secrétaire générale du ministère du Commerce, de la Promotion de l’entreprise et de l’Artisanat, Mme Amélie Tamboura, l’installation de la nouvelle unité de transformation de maïs, contribue au renforcement du tissu industriel au Burkina Faso. Et d’indiquer que la transformation industrielle des céréales a toujours été une préoccupation du gouvernement, dans le processus de croissance accélérée. La représentante du ministre en charge du Commerce a salué la démarche du promoteur, qui participe au développement socioéconomique du Burkina Faso et l’a assuré du soutient des autorités du ministère.

La société MELS a vu le jour grâce à l’appui des structures bancaires, étatiques et para-étatiques et se donne pour mission de produire et de vendre toute une gamme de produits transformés à base de céréales et de légumineuses. Selon son directeur général, MELS a réussi une première partie de sa mission qui était de comprendre le marché, de s’installer et de produire. L’autre mission, qui est de conquérir le marché, nécessite de la part d’autres partenaires, un accompagnement, sur un plan technique (appui-conseil) et financier.

Gabriel SAMA et Balguissa SAWADOGO (Stagiaire)

Sidwaya

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