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Pour le développement de l’Afrique avec les TIC : les meilleures expériences dans un panier commun

Eviter de réinventer la roue. C’est en somme l’objectif du forum panafricain sur le « Partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le développement ». La 2e édition de cette rencontre, coorganisée par le Burkina, Microsoft et l’Union européenne, a débuté hier 21 avril 2008 à Ouagadougou et elle va permettre de mettre dans un panier commun l’ensemble des expériences réussies dans le domaine des TIC dans différents pays afin que les autres puissent s’en inspirer pour bâtir leur développement.

Aujourd’hui, les applications de l’outil informatique et d’internet sont possibles dans tous les domaines. Les secteurs les plus emblématiques étant la communication, l’information, l’éducation, la gestion, la santé, les jeux, le commerce, la sécurité, l’administration, l’industrie, l’agriculture, etc. Dans tous ces domaines, l’apport des TIC a été très déterminant et a favorisé l’atteinte d’une production de qualité et de meilleurs rendements tout en réduisant la pénibilité de nombreuses tâches.

Sur le continent africain, çà et là, des hommes, des associations, des Etats, des sociétés publiques et privées ont réussi à intégrer harmonieusement les TIC dans différents domaines pour atteindre des résultats probants dans la lutte contre la pauvreté, l’ignorance, la maladie ; bref, ils ont su allier l’outil informatique et internet au combat quotidien du développement.

Pour accélérer le développement de l’Afrique, il est bon, au lieu de chercher à réinventer la roue, de calquer, de reproduire ces exemples réussis d’application des TIC dans le développement. C’est du reste l’objectif de ce forum panafricain, le deuxième du genre, sur le « Partage des meilleures pratiques dans le domaine des TIC pour le développement ».

A l’ouverture du forum, Simon Compaoré, le maire de Ouagadougou, s’est réjoui de ce que sa ville ait été choisie pour abriter encore cette rencontre. Il a déclaré que dans toute activité, les résultats auxquels on peut aboutir dépendent des moyens utilisés. Les TIC sont pour lui un outil qui permettra à l’Afrique de faire des pas de géant dans les chantiers du développement.

Pour le Dr Cheick Diarra, président de Microsoft Afrique, c’est sur la voie du partage des expériences que notre continent doit s’engager pour sa transformation. « Une transformation qui nous pousse non seulement à dialoguer, mais aussi à apprendre les uns des autres. Une transformation qui nous incite à reproduire ce qui a fonctionné chez nos voisins en matière technologique, économique, sociale ou financière… Une transformation qui permettra à l’Afrique de prendre la place qui lui revient sur la scène mondiale du progrès ».

Cheick Diarra a exhorté les participants à nouer les partenariats nécessaires à la réalisation des objectifs. Pour lui, ce qui distingue ce forum des autres, « c’est qu’il réunit l’ensemble des principales parties prenantes, ici et maintenant, au même endroit. Chacun, gouvernements, secteur privé, ONG, institutions financières, a son rôle à jouer pour faire en sorte que cela fonctionne ».

Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, a insisté sur le fait que « nous sommes à la veille d’une révolution qui permettra d’accélérer le rythme d’adoption des technologies en Afrique. Une révolution qui ouvrira les portes à une amélioration des opportunités d’éducation et de formation ». C’est pour cela qu’il a exhorté les Africains à s’engager sur la voie de cette révolution, à s’approprier les TIC et à les utiliser à bon escient pour amorcer leur développement économique. « Microsoft, qui croit à l’incroyable potentiel de l’Afrique », est confiant en ce que les TIC vont aider ce continent à relever les défis auxquels il est confronté. Amos Tincani, l’ambassadeur chef de la Délégation de la Commission de l’Union européenne, a rappelé l’attachement de l’Europe au développement des TIC en Afrique. Dans ce domaine, il a déclaré que le continent est dans une situation de bon départ (l’essor des télécoms en est le signe), même si des efforts restent à faire pour rendre la technologie accessible à tous.

En ouvrant le forum, Blaise Compaoré, le président du Faso, a soutenu que l’édification d’une société est un processus irréversible. Il s’est donc félicité de ce que ce forum va favoriser la poursuite des réflexions sur l’implication des TIC dans le développement du continent.

Il a annoncé que son gouvernement va s’employer à garantir une large diffusion des TIC à travers la mise en place d’une épine dorsale à l’échelle nationale (pour le transport de l’image des données et du son), d’une cyberlégislation (pour mettre en confiance les utilisateurs), d’une cyberstratégie sectorielle et de partenariats stratégiques avec les industriels du secteur dans le but de bénéficier de leur accompagnement. Ce forum, qui se poursuit aujourd’hui, prendra fin demain en fin de matinée.

San Evariste Barro L’Observateur Paalga du 22 avril 2008

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