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Pour une revalorisation du tissu traditionnel !

Destiné, à l’origine, à protéger contre les intempéries, le vêtement connaît une évolution. Celle-ci se fait tant au niveau des matières premières utilisées, que dans l’usage qu’il en est fait. Quoi de mieux indiqué que le coton, dont la présence en Afrique suscite de nombreux débats, pour servir être à la base de la confection de bon nombre d’entre eux. Ainsi, il s’est tenu, à Ouagadougou, le 16 février, un atelier de restitution d’une étude sur les spécificités culturelles de l’artisanat textile traditionnel (symboles, motifs, coupes…). Celle-ci a été menée par l’agence CORADE, sous l’impulsion de la coopération suisse.

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La responsable de CORADE présentant des rideaux au public

La promotion de la filière textile artisanale est née des acquis de certains domaines de la coopération suisse : celui de la promotion de l’artisanat et plus particulièrement au niveau de la production de vêtements. Elle valorise le savoir-faire des femmes entrepreneurs, utilise les potentialités locales et crée des emplois tant en milieu rural que urbain. La nouvelle approche de promotion de ce domaine place le développement du marché comme stratégie de commercialisation.

Les objectifs de cette nouvelle stratégie sont au nombre de quatre : promouvoir et développer les produits de la filière textile tant sur le plan national que sous régionaux, les adapter aux besoins et exigences du marché, soutenir et valoriser les actions et les acteurs de promotion du domaine et finalement faciliter la mise en place d’un cadre d’échange sur la problématique du développement de ce secteur.

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Draps en faso dan fani

En marge de cet atelier, il y eut une exposition de produits textiles « 100% Faso Dan Fani ». On pouvait ainsi contempler ces cotonnades du pays moaga, telles le zangwego pelga ou le kudri, et ces belles coupes du pays dagara comme le jiwar ou le cin-cin. La part fut surtout portée belle à l’ameublement intérieur des salles avec une gamme variée de rideaux, de draps et de couverts de table haut standing tout ça confectionnés à base de produits textiles locaux et par des femmes de la place. Il y’avait là matière à quoi concurrencer ces produits venus d’occidents qui ornent d’ordinaire nos salles administratives, et tous les visiteurs furent unanimes à reconnaître et encourager la transmission des savoirs liés aux métiers du textile traditionnel et surtout recommander la valorisation de ces savoirs locaux.

Et quand on sait le message que peut renfermer et véhiculer la tenue d’une personne dans nos pays, il ya lieu de s’inquiéter sur l’avenir de ce secteur. En effet, le vêtement, de sa confection à son port, est un patrimoine culturel à part entière. Dans cette optique, il serait intéressant que le gouvernement accorde plus d’importance à ce secteur, qui est un incontournable de l’identité burkinabé.

Pour plus d’information sur le projet, vous pouvez visiter le http://www.ddc-burkina.org/fr/Accueil/Les_Programmes_en_cours/Artisanat_et_formation_professionnelle/Promotion_de_la_filiere_textile

Dieudonné LANKOANDE_Bntic

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